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UN AERONEF REVOLUTIONNAIRE ANNONCE LE RENOUVEAU DE L'INDUSTRIE AEROSPATIALE AFRICAINE
Mardi 27 septembre, Pretoria
Une nouvelle catégorie d’aéronefs est prête à bousculer le marché de l’aviation
L’industrie aérospatiale africaine est entrée dans une nouvelle ère grâce au lancement d’une plateforme d’aviation polyvalente révolutionnaire. Cette innovation marque un véritable tournant dans l’histoire de ce continent : en effet il s’agit du premier aéronef conçu et construit de façon autonome par l’Afrique.
Le contexte actuel de menaces croissantes de terrorisme, de piraterie, d’incursions transfrontalières, de changement climatique, de catastrophes naturelles et de trafic de drogue a alimenté le besoin pressant de procéder à des reconnaissances et surveillances aériennes à coût réduit ainsi que de mettre en œuvre un système de patrouilles armées capables d’assurer des opérations de toutes sortes.
Ce nouvel aéronef sera en mesure de rivaliser avec la domination des constructeurs occidentaux grâce à des frais d’acquisition réduits, une exigence limitée en matière de soutien logistique, des capacités opérationnelles considérables ainsi qu’une meilleure conscience de la situation pour le pilote.
Le projet de développement d’un aéronef léger avancé de reconnaissance à haute performance (AHRLAC) est une initiative du géant sud-africain de la défense et de l’aéronautique, le Paramount Group, et de son partenaire technique Aerosud, la plus grande société sud-africaine d’ingénierie aéronautique.
Ivor Ichikowitz, Président exécutif du Paramount Group, a déclaré : « Le lancement de l’AHRLAC marque une étape décisive pour l’Afrique. Pour la première fois dans l’histoire du continent, l’Afrique concevra et construira son propre aéronef et pourra bénéficier des emplois créés et d’une croissance économique ainsi que du dynamisme de sa propre industrie aéronautique. »
Le lancement a lieu au moment où les gouvernements occidentaux se retrouvent contraints de réduire leurs frais dans le secteur de la défense et où les pays en développement sont en quête d’une technologie accessible en matière d’aéronautique et de défense afin de pouvoir faire face à toute une variété de menaces grandissantes à la sécurité, dont le terrorisme, les conséquences du changement climatique et un besoin croissant d’opérations de maintien de la paix et d’aide humanitaire.
M. Ichikowitz a ajouté : « L’avenir du développement économique en Afrique du Sud dépend de l’expansion d’industries fondées sur le savoir. L’AHRLAC est une démonstration évidente de cette capacité. Nous avons aujourd’hui inauguré un aéronef de niveau mondial, qui a été conçu, agencé et planifié et sera entièrement construit ici-même, en Afrique du Sud.
« L’AHRLAC est une plateforme d’aviation rentable, flexible, et polyvalente et incarne pour la première fois la réussite d’une entreprise à jeter un pont entre aviation de surveillance et de reconnaissance avec et sans pilote. »
Les véhicules aériens non habités (ou UAV) sont devenus extrêmement populaires mais ces plateformes sont complexes et coûteuses, elles manquent de flexibilité et de polyvalence et d’une bonne conscience de la situation.
Ivor Ichikowitz a poursuivi ainsi : « L’AHRLAC constitue un immense exploit technologique pour l’Afrique du Sud. En réalité, la technologie permettant de construire des UAV a été survendue et l’AHRLAC représente une solution beaucoup plus complète. Par exemple, l’AHRLAC disposent de fortes capacités à la fois défensives et offensives, ce qui signifie qu’il est capable de fonctionner en espace aérien hostile mais également de réaliser des opérations en espace aérien intérieur en étant piloté.
Il s’avère ainsi être l’appareil idéal pour faire face aux problèmes de sécurité menaçant la planète à long terme, tels que le contrôle du trafic de drogue, la piraterie, les patrouilles en zones économiques exclusives, la protection des pêcheries et des forêts tropicales, la surveillance des côtes et des frontières et le suivi des installations stratégiques telles que les oléoducs.
« La balance efficacité-coût de cet aéronef signifie qu’un grand nombre de pays n’y ayant jamais au accès auparavant pourront désormais recourir à des moyens opérationnels jusqu’ici réservés à une poignée de superpuissances. L’AHRLAC représente un argument politique de taille pour l’Afrique du Sud et permettra de renforcer les relations économiques et de favoriser la reconnaissance du pays comme un centre important en termes de technologie et d’innovation aérospatiale. L’Afrique du Sud est déjà leader mondial dans bien des domaines tels que le sport et le maintien de la paix ; à présent, nous prouverons au monde entier que nous pouvons nous placer en tête de file de l’industrie aérospatiale. »
Le développement de cet aéronef est le symbole d’une Afrique de plus en plus confiante et de la croissance de son économie ainsi que de sa présence politique sur la scène mondiale. Au cours des dix dernières années, la conjoncture économique de l’Afrique s’est accélérée, faisant état d’une augmentation de presque 5% par an du PIB réel depuis 2000, c’est-à-dire deux fois plus qu’au cours des années 1980 et 1990.
Monsieur Ichikowitz a conclu en ces termes : « Le développement de l’ARHLAC contribuera à la base industrielle sud-africaine en créant des emplois, en partageant des compétences et en dirigeant les exportations vers les marchés étrangers – représentant tous des avantages non négligeables au moment même où le gouvernement mène une stratégie de stimulation des capacités et de la croissance industrielles du pays. »









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